Impressions photographiques

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Wednesday 22 February 2012

Patinage artistique au bord du Lac Léman


     Anais Morand, championne suisse de patinage artistique en couple sur les berges du Lac Léman à Versoix

 

 

Tout ce que la Suisse Romande compte de photographes s'est rendu ces dernières semaines sur les berges du Lac Léman pour immortaliser les structures de glace. Un spectacle d'une beauté étonnante et une ambiance surréaliste offerts par une vague de froid extrême associée à la bise. A voir le nombre d'appareils photos sur place, même avec une créativité aiguisée, il paraissait difficile de trouver des angles originaux pour fixer le paysage figé. Qu'à cela ne tienne ! Les images des voitures captives de la glace ont fait le tour du monde et ont même été utilisées à des fins publicitaires par  Audi et le TCS.


Aimant photographier des performances dans des endroits insolites (grimpe et skateboard dans les vignes) et admiratif de la féerie du lieu, je me suis mis en tête de faire patiner des athlètes sur les structures glaciaires éphémères. Deux patineurs artistiques de haut niveau ont répondu avec enthousiasme à mon projet : Anais Morand, multiple championne suisse de patinage en couple, et Laurent Alvarez, champion suisse de patinage. Je les remercie ici pour leur disponibilité.


La glace des vagues n'a rien à voir avec les conditions optimales d'une patinoire préparée. Apprivoiser et maîtriser la surface bosselée et d'une dureté variable aurait été un défi impossible pour des patineurs du dimanche. Les deux sportifs ont dû de surcroît affronter une météo pour le moins inhabituelle. Dans une patinoire de compétition, la température est au minimum de 15°. Lorsque nous avons commencé le shooting avec Anais, le mercure indiquait -11° à Versoix. Pas de quoi les refroidir, ni elle, ni Laurent, puisqu'ils ont tous deux offert des séquences éblouissantes à mon regard et à mes objectifs.


En plus des photos disponibles dans mon portfolio, quelques images de cette journée mémorable entre les quais de Versoix et le port de Mie-Tanay.












                                                                                       


Monday 17 October 2011

L'exposition du Red Bull Illume en Suisse


     Photo: Lorenz Richard

 

 

Les photos finalistes de la prestigieuse compétition éclairent actuellement la Waisenhausplatz à Berne. Jusqu'au dimanche 23 octobre, de 19h à 22h, cinquante clichés illumineront la capitale. Dépêchez-vous d'y faire un tour!

Jeudi, c'était l'heure du vernissage. Retour en images.

 

 

     Présentation des photos :

     Photo: Lorenz Richard

 

 

     Nicolas Vaudroz se découvre illuminé !


 

 

     Christophe Margot passe également l'épreuve de l'interview.

 

 

     Le livre, que je vous recommande vivement, avec les 250 clichés semi-finalistes

 

 

     Tout le monde il est beau et content!
    Photo Tilllate

 

     Finalement, la vidéo de présentation de ma photo, réalisée par Dedicam.

             



                                                                                       


Monday 21 March 2011

Comment photographier du ski freeride en étant blessé?

Avec un studio de luxe, tout simplement!

     La cabine de Glacier 3000, fenêtre grande ouverte pour un shooting aérien.

Actuellement, je ne peux plus suivre les skieurs hors des pistes, avec mes ligaments latéraux du genou déchirés. Lors des chutes de neige fraîche la semaine dernière, rester immobilisé à la maison n'était pas une perspective séduisante!


Fort d'une excellente collaboration avec Glacier 3000, j'ai le privilège de pouvoir profiter du meilleur des studios: la cabine. La fenêtre m'est exceptionnellement ouverte, c'est presque l'hélicoptère, avec l'espace en plus! Le grand luxe, sinon que la "ligne" du skieur est définie par avance et qu'il faut une coordination très précise avec lui. Cela n'est pas réalisable avec n'importe quel profane. Maîtrisant la situation et ses contraintes (ensemble, nous avions déjà bénéficié de la benne des Diablerets pour réaliser la couverture du magazine "Les Alpes" en janvier 2010), Sven Mermod était l'homme de la situation.


Pour conclure, voici ma photo préférée de freeride à ce jour, avec un genou blessé:



                                                                                       


Tuesday 15 March 2011

Opération Guillaume Tell : les Confessions intimes Suisses


    Fidel Petros et Yohan Ziehli remplacent un panneau "commune d'Europe" par une pancarte "commune de Suisse". Cliquez sur l'image pour l'afficher en plus grand.

 

Vendredi soir, 23h30. Confortablement installé devant TF1 à se goberger de la misère d'autrui? Non. Mon programme est moins alléchant: je m'apprête à photographier des panneaux routiers en compagnie de jeunes UDC. C'est ainsi l'œil déjà presque fermé que je conduis vers le point de rencontre. Toutefois, le déroulement de la nuit démentira mon appréhension.

 

Le Matin Dimanche a été averti du déroulement de l'opération "Guillaume Tell". A l'aube d'un week-end électoral, les jeunes UDC vont recouvrir les panneaux "Commune d'Europe" par des placards "Commune de Suisse". Estimant les sigles européens, n'ayant pourtant quasiment qu'une valeur touristique, trop tendancieux, les jeunesses du parti majoritaire (voir les images de l'assemblée nationale) ont pour mission de masquer en une nuit l'hégémonie de l'abominable UE.

 

Arrivant sur le parking du rendez-vous, je me réveille directement lorsque deux "Men in Black" se dirigent l'air décidé vers la voiture estampillée des couleurs de l'hebdomadaire précité. Je me demande ce qu'ils me veulent jusqu'à comprendre que ce seront eux les héros de la soirée. Ils paraissent jeunes, très jeunes, mais, en dehors des traditionnels boutons d'acné adolescents, ils sont beaux et fringants. Très classe dans leur costume fraîchement reçus. Trop classe au milieu des autres jeunes prêts à faire la fête en cette nuit.

 

En face de moi, deux gymnasiens de 17 ans : Yohan Ziehli et Fidel Petros. Ils sont engagés pour le parti. Le premier est président des jeunes UDC de la section Riviera – Pays d'Enhaut, le second est caissier de l'association. Un troisième larron est encore présent : le conducteur. Avant même que j'aie sorti mon appareil photo, il m'indique : "Moi, j'y suis pour rien, je ne participe pas à l'action, je ne veux pas apparaître en photo... et ne photographiez pas ma voiture non plus." Plus tard, nous apprendrons qu'il s'agit également de l'un des pontes locaux de l'UDC. Dès ce moment, je me dis que TF1 aurait matière à tourner un épisode de Confessions intimes.

 

Pas le temps de s'attarder sur de courtoises salutations, il y a du boulot. Une trentaine de panneaux doivent être apposés durant la nuit entre Lausanne et Bex. Notre première cible, Lutry. On se gare à une centaine de mètres de l'entrée du village ; il ne faudrait pas être repéré et gâcher la mission. En toute discrétion, nous nous dirigeons vers le lieu d'action. Marcher le long de la route cantonale n'est pas des plus rassurants. Qu'importe, la fougue et l'excitation font oublier le danger à nos deux acteurs. Pour ma part, sortir les flashs pour figer l'action était une obligation au vu de l'absence de lumière, mais cela s'est aussi par la suite révélé être une protection : sitôt un flash vu par un automobiliste, un coup de frein énorme est donné et le véhicule se retrouve tout au plus à 40km/h au lieu des 80 autorisés !

 

A peine quelques photos plus tard, Yohan reçoit un appel du pilote mentor (resté sagement à l'abri du trafic et des regards dans sa voiture) : il n'y a pas de temps à perdre, il faut continuer la route. Ni une ni deux, nous repartons en direction de l'entrée opposée de Lutry. Nous l'outrepassons, tournons à Lausanne avant de revenir, non sans quelques hésitations, au point de départ. Nous sommes-nous perdus ? "Non, évidemment ! Mais les endroits que l'on visait étaient trop élevés pour être atteints. Le repérage sur cette région n'a pas pu être réalisé de manière optimale". Ainsi soit-il.

 

Notre second arrêt est Paudex. Le sigle européen est placé à un peu plus de deux mètres. L'activité physique peut commencer pour les deux politiciens en herbe. Voir sautiller et s'acharner deux bonhommes contre un poteau à presqu'une heure du matin est comique. Mon objectif a patiemment espéré une figure de courte échelle, mais en vain malheureusement !

 

Deux couronnes étoilées sont maintenant masquées. En route pour les suivantes. C'est là que le programme se corse. On roule, on roule et on tourne sur route. Nous sommes-nous perdus ? "Non, évidemment ! Mais il y en a moins qu'on pensait de ces panneaux finalement", nous rétorque-t-on de manière  plus convaincue que convaincante, mais ainsi soit-il. A nouveau !

 

A 2h (horaire de fin initialement prévu, mais ensuite revu à 4h sur une note d'optimisme), alors qu'une Europe de plus a disparu (non sans détours et autres errances), nous atteignons Epalinges. Une fois le carton Suisse posé, une bande de jeunes débarque. Sans animosité, mais avec humour et interrogations. Tous désirent poser avec ceux qui seront leur animation de la nuit. La cravate "moutons blancs" de Yohan est le centre d'attraction et la source de rires. Fidel est interrogé sur son appartenance à ce parti en tant que "mouton noir apparent". Il se justifie en disant ne pas avoir été considéré en fonction de sa couleur de peau, mais en tant que personne à son entrée à l'UDC. Ceci ne fait l'ombre d'aucun doute. Fidel est évidemment une force de conviction supplémentaire pour le parti.

 

Ma carte mémoire étant remplie de clichés et la durée d'un épisode de Confessions intimes déjà largement dépassée, mon chemin se séparera ici de celui de Yohan et Fidel. Je ne saurai jamais combien de panneaux ils auront posés (au rythme initié, une douzaine!), mais je ne regrette en rien de n'avoir pu dormir. Assister en live à une émission incontournable de TF1 était "tristement enrichissant". Par contre, je me demande si Yohan et Fidel n'auraient pas, eux, mieux fait de simplement compter les moutons.

 

Ci-dessous, encore deux photos de l'action à Lutry.


                                                                                       



                                                                                       


Saturday 1 January 2011

Comment magnifier un lieu banal grâce à des flashs [tutoriel photo]


    Un chantier commun avec des flashs déportés, le 16.12.2010. Cliquez sur l'image pour l'afficher en plus grand.

 

Envoyé par le magazine Télé top matin dans le Nord de la France pour couvrir le tournage d'une émission de TF1, je me suis inquiété à l'annonce de la vraisemblable absence de prise de vue lors de mon bref séjour. De prime abord, la seule scène à photographier était un chantier. Immortaliser un tel lieu de travail peut se révéler fort esthétique lorsqu'il s'agit d'un œuvre majeure (je pense ici par exemple au percement du tunnel du Gothard, à l'édification du Learning Center à l'EPFL ou encore à la transformation du quartier d'Issy-les-Moulineaux à Paris). Mais que faire lorsque le "chantier" est une simple rénovation interne d'un bâtiment?

Je dois avouer avoir été un peu perplexe en pénétrant une demeure dégradée qui, on l'espère, deviendra un jour un splendide restaurant. Ramener des clichés plats de réaménagement intérieur après avoir traversé la moitié de la France est faible. Que faire pour parer à cette situation? Dans un premier temps, repérer les lieux et identifier l'endroit le plus photogénique. Dans ce cas, il s'agissait d'une porte donnant sur un pièce à fond rose où officiaient deux travailleurs. Ensuite, point important lorsque la lumière naturelle est absente, jouer avec des flashs.

Voici quatre différents schémas d'éclairage évolutif pour une même scène.

 

 

Dans le premier cas, un seul flash: celui intégré au boîtier. Le résultat est misérable: une lumière dure écrase toute la scène:

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Dans le second cas (ma première prise de vue véritable), toujours un unique éclair: celui d'un Elinchrom Ranger Quadra RX, soigneusement entouré d'un softbox, déporté à l'arrière du premier plan et masqué par le mur. En optant pour ce lieu, je désirais profiter de l'ouverture offerte par la porte. Le but premier est atteint, mais nous sommes loin d'une bonne image. La lumière est certes plus douce, mais le sujet est mal éclairé: tout son côté droit est bouché:

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Dans le troisième cas, deux flashs: le softbox n'est pas déplacé, mais un flash cobra est installé derrière le mur, à l'opposé de la première lampe. Celui-ci est "sensé" déboucher les ombres (je dis sensé, car à vrai dire, face à l'urgence de la situation (fin de journée, les ouvriers terminaient leur travail), je n'ai pas pris le temps de le placer idéalement). Je modifie légèrement mon cadrage pour rapidement me rendre compte, qu'au delà de l'effet sympathique des ombres dures du charriot, il y a mieux à faire avec le premier plan...

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Dans le dernier cas, les deux flashs précités sont conservés. Toutefois, le cobra est déplacé à l'avant du mur pour venir subtilement mettre en valeur les détails du premier plan. L'effet bleuté n'est pas obtenu grâce à quelconque filtre apposé au cobra, mais simplement par la différence de température de couleur des flashs. La balance des blancs de mon appareil est ajustée au Ranger Quadra RX, ce qui fait que les couleurs du second plan ont un rendu "réel", tandis que le flash cobra, produisant une lumière plus froide, bleuit l'avant de la scène.

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Cinq minutes après cette photo, les travailleurs étaient rentrés. Si plus de temps (et de matériel: mandaté dans une optique première de reportage, je m'étais affranchi du transport d'une seconde lampe Elinchrom) avait été à disposition, on aurait pu se poser la question de déboucher les ombres à droite sur ce dernier cliché (en utilisant un deuxième softbox en lieu et place du flash cobra sur la troisième photo). Dans le cas présent, la disposition du sujet principal face au softbox annihile l'éventuel problème.

Pour la petite histoire, le lendemain de cette séance photo, les caméras de TF1 ont bien daigné tourner quelques minutes. Je suppose que ce seront donc ces dernières images qui seront à voir dans le magazine au printemps. Si cette photo de chantier risque de terminer ainsi au garage, elle n'en demeure pas moins la trace d'un agréable challenge. Ne pas présenter la réalité de manière purement journalistique, mais offrir un brin de rêve à partir de qui paraît être le néant est un petit défi!


                                                                                       


Thursday 9 December 2010

Retour en images sur l'assemblée de l'UDC à Coinsins


    Un enfant à l'assemblée des délégués UDC à Coinsins, photographiée pour le "Matin Dimanche" le 04.12.2010.


Chargé de couvrir l'assemblée des délégués de l'UDC (Union Démocratique du Centre) pour le Matin Dimanche, j'ai directement su que mon objectif pourrait s'offrir quelques scènes singulières. Pourquoi? Au delà des personnages, déjà simplement par le lieu choisi pour tenir ce congrès: un champs enneigé en-dessus de Gland, à Coinsins. Après s'être vu fermer les portes de l'UNIL et du Palais de Beaulieu, l'UDC a opté pour un lieu pour le moins incongru, mais pas si inopportun au final. Se plaçant en victime, le parti "agrarien" a réussi une belle opération de marketing. Les médias se sont relayés pour offrir une large place à cette réunion et l'UDC a pu se parer d'une image, au propre comme au figuré, de parti proche de la terre et du peuple.

Si tout a été dit dans les journaux (voir l'article du Matin Dimanche), je m'étonnerai simplement pour ma part de retrouver sous une même bannière, des milieux diamétralement opposés à première vue: que font de richissimes Zurichois avec des agriculteurs du Gros de Vaud et certaines personnes aux penchants de très extrême droite? Pas de réponse, mais une série de photos pour raconter en quelques pixels cette assemblée.



                                                                                       


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Monday 18 October 2010

Yves Rossy, un fou volant qui n'a pas peur de se brûler les ailes


    Portrait d'Yves Rossy pour le "Matin Dimanche" à Bex, le 06.10.2010.


"Tu vois, lui, il est mort. Et pis lui aussi. En fait, ils sont tous morts." A entendre parler ainsi Yves Rossy (alias Jetman ou Fusionman) au sujet des pionniers des envols libres, on le prend pour un taré. Son système d'ailes qui semble presque construit "façon système D" corrobore cette idée. Personne ne pourra contester que de la folie l'habite. Mais voilà, à force d'abnégation, il a décollé. Certes pas (encore!) comme un oiseau, mais on est loin de la chute libre puisque les loopings font maintenant partie de ses plans aériens. Long vol à lui!

Ci-dessous, quelques portraits de l'homme oiseau, réalisés pour l'hebdomadaire "Le Matin Dimanche".


                                                                                       


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Friday 1 October 2010

Grimpe compacte

Porter une tonne de matériel: la tare du photographe?

    Cintya, grimpeuse improvisée aux Diablerets.

Travailler en lumière naturelle soulage agréablement le dos: pas de lampes, pas de câbles et pas de batteries à transporter. Cependant, il demeure encore le poids (et l'encombrement) du boîtier et des objectifs. Bosser uniquement au compact a toujours été un rêve. S'il me faudra vraisemblablement encore patienter un peu pour délaisser mon cher et tendre réflex, les compacts permettent, dans de nombreuses situations, d'obtenir des résultats d'une qualité quasi irréprochable. En voici une petite expérience lors d'une session de grimpe.
Invité par mon frère à m'essayer à la varappe, je suis parti le sac léger, sans le moindre appareil, sachant que, même ainsi, j'allais "cracher mes boyaux"! Mais voilà, une fois au pied de la falaise, la passion reprend le dessus: de sympathiques lumières éveillent mon oeil et me font regretter de ne pas avoir fait l'effort d'emporter mon outil de travail. Qu'importe, parmi nos amis présents, l'un possède un Canon Powershot a720is (un long nom barbare pour décrire un banal compact "vieux" de 2 ans). La prise en main est rapide et, à mon enchantement, l'appareil offre un mode manuel. Cette fonction est la clé: une sous-exposition quasi maximale et l'amusement peut commencer. Je ne me risquerais peut-être pas à réaliser des tirages en 60x90cm des photos ci-dessous, mais la qualité intrinsèque n'est plus à prouver. Il ne reste maintenant plus qu'à en définir la qualité artistique!

                                                                                       



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Saturday 18 September 2010

Heidi Happy: "Même pas peur!"


    Heidi Happy, alias Priska Zemp, à la fin du shooting.


"Si je meurs maintenant, pas grave, j'aurai eu une belle vie!" Voici ce que me rétorque d'un large sourire malicieux la chanteuse Heidi Happy lorsque je lui propose de faire des photos au bord d'une route. Pour tous les modèles inconnus, je sonde rapidement l'humeur et la disponibilité du moment avant le shooting. Brusquer une personne et rentrer bredouille lorsque l'on doit tirer son portrait pour un magazine à paraître sous peu pourrait se révéler délicat. Ici, pas le moindre problème: Heidi a du temps et n'hésitera pas à se mouiller (au sens propre comme au figuré).

Mon mandat consistait à réaliser des portraits à Lucerne pour la couverture et l'intérieur de "GuideLoisirs". Premier constat: je ne connais pas la ville et n'ai aucune indication sur le temps à disposition. Préférant officier à l'extérieur, je tente de préparer le terrain en parcourant virtuellement quelques rues avec Google Street View. A défaut d'avoir vraiment repéré cette fois des endroits photogéniques, je me contente d'identifier un parking. Mais qu'importe, expérience faite, je reste convaincu par les services de Google pour effectuer un premier repérage.

Une fois sur place, un rapide tour dans le quartier de Heidi me permet de trouver plusieurs endroits potentiels pour les photos. Au vu du profil de l'artiste, je choisis de porter mon regard sur les "touches de nature" au milieu de l'environnement urbain. Ne reste plus qu'à espérer que cela colle avec ses envies. Le doute est dissipé une fois dans l'appartement de la chanteuse: un vieux vinyle de "Volksmusik" (j'insiste, pas de la pop!) tourne et les murs sont partiellement ornés de trophées de chasse. Heidi est réjouie de poser en extérieur. Pour moi, c'est parfait... jusqu'au moment de ressortir de l'immeuble: là, le ciel qui était précédemment uniformément couvert a décidé de se parer de multiples petites "culottes de marin" (soit des trouées de bleu). C'est la météo que je redoute le plus pour des portraits: la luminosité est instable à souhait. Mais je ne vais pas me plaindre, au moins il ne pleut pas! Avant de laisser la place aux images, sachez que vous pourrez écouter Heidy Happy demain (19.09.2010) dans le cadre du Festival Label Suisse à Lausanne.


                                                                                       

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Friday 3 September 2010

Red Bull Illume: derrière l'esthétique, de la simplicité

22764 images, 4337 photographes, un gagnant: pas moi! Déception? Aucune!


    Ma photo retenue pour la finale du Red Bull Illume.


Cette compétition photo, l'une des plus importantes au monde, a réuni des photographes de 112 pays. Après un  fastidieux processus de sélection, 50 photos finalistes ont été choisies. A la clé, une exposition itinérante pour ces images, 10 vainqueurs pour chacune des catégories et un grand gagnant final (Chris Burkard, avec une sublime image de surf qui ne souffre aucune contestation). Pas besoin de voir les images pour apprécier le niveau; il suffisait de relever le nom des derniers sélectionnés (cf: ci-dessous). Que de crédits photos qui m'ont fait rêver lorsque je feuilletais des magazines!

Pour moi, c'était une immense satisfaction d'avoir accédé à la finale. De surcroît, le voyage à Dublin (lieu du vernissage de l'expo) m'a permis de rencontrer d'illustres collègues. Christophe Margot et Stéf Candé ont été mes principaux compagnons de route lors de cet express périple irlandais. Entre deux « Guiness », concédons-le, abominables (mais il faut bien s'adapter aux traditions culinaires du pays comme le relevait Christophe!), nous avons eu l'occasion de discuter un brin de technique, de rire beaucoup et d'apprécier la fabuleuse mise en scène des images par Red Bull. Imprimées à grandeur humaine et installées sur des panneaux lumineux, elles ont véritablement brillé dans la cour du « Trinity College ». Aucune image n'est de mauvaise, ni même de moyenne, qualité; juste la grande classe.

En échangeant avec quelques autres photographes, on se rend compte de l'importance d'être « au bon endroit au bon moment.» L'image ne nécessite par forcément une mise en scène incroyable ou un emplacement extrême. Si, pour tout avouer, ma photo a été prise sur une piste presque sous la pluie, j'ai appris avec surprise que certaines prises de vues avaient aussi été réalisées dans des conditions que ne laissait pas imaginer un seul instant le résultat final. « Ma photographie, je l'ai faite depuis le public lors d'une compétition.» « Ah, la mienne, j'étais tranquille sur une route en face de la falaise »... Mais, le meilleur pour la fin, l'énergique autoportrait de Maiko Mou: « je terminais une session de surf et voulais juste me faire une image de profil facebook!» Comme quoi, rien ne sert de chercher la complication!

PS: si vous appréciez ma photo, n'hésitez pas à voter pour celle-ci dans le cadre du prix du public.

Ci-dessous, quelques impressions de l'expo.
                                                                                       

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Saturday 5 June 2010

Miss et Mister Suisse Romande 2010: aucun style!

                                                                                       

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     Mister (Linton Gomez) et Miss (Charlotte Médigue) Suisse Romande, au lendemain du sacre, Montreux, mai 2010 - Référence: Miss01


Au royaume de la beauté, pas de touche personnelle, pas la moindre griffe. Antagonisme? Non, je ne parle que d'un point de vue photographique. Je vous laisserai le soin de juger et apprécier personnellement les charmes des deux vainqueurs de l'élection, Charlotte Médigue et Linton Gomez, personnages au demeurant fort sympathiques.


Une scène cliché ou un plan serré, un sourire, clic et flash: un mécanisme rodé et répété lors des deux séances, réalisées pour "20 Minutes", avec Miss et Mister Suisse Romande. Qu'en ressort-il? Des images vues et revues qui susciteront le rêve ou, souvent, la critique (c'est tellement plus facile) auprès du grand public. L'originalité n'est ici pas le but dominant. On recherche quelque chose de simple qui touche au premier coup d'œil. Est-ce forcément regrettable? Je ne le pense pas. En photo, il est très important de pouvoir s'adapter et subvenir aux besoins spécifiques du mandant, sans s'abandonner constamment à des délires artistiques.

Même si je n'ai pas pu y apporter un regard décalé, réaliser ces clichés m'a beaucoup fait rire. Le bain moussant, le réveil, le petit-déjeuner, quel glamour!

Ci-dessous, retrouvez encore quelques photos, du premier shooting à la parution finale dans le journal.

     Linton Gomez et Charlotte Médigue, lors de la séance initiale, un sourire déjà presque pro, Lausanne, avril 2010 (collaboration avec Julianne Rédersdorff) - Référence: Miss02




     Charlotte Médigue, dans son bain, Montreux, mai 2010 - Référence: Miss03




     Linton Gomez au réveil, Montreux, mai 2010 - Référence: Miss04



     Extraits du 20 Minutes du 31 mai 2010

Monday 17 May 2010

Long'I'Rock festival ou comment affronter les Saintes Glaces

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     Ensiferum et son public, Longirod, mai 2010 - Référence: Long01


Un trou perdu, de la boue et une température oscillant entre 5 et 10°: bienvenue à Longirod pour la première (et probablement dernière) édition du Long'I'Rock Festival. A vue de nez, rien de bien engageant dans cette description. Ce sont pourtant plus de 28'000 spectateurs qui ont bravé la météo pour venir danser, ou plutôt sauter et s'entrechoquer, sur les riffs acérés des guitares. Une programmation pointue entre hard rock et metal a permis aux festivaliers de résister au climat inhospitalier du Jura: Scorpions, Black Rebel Motorcycle Club, Gogol Bordello, Trust, Soulfly, Ensiferum et Juliette Lewis entres autres, retrouvez ci-dessous quelques photos réalisées pour "20 Minutes".

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Friday 7 May 2010

Du bricolage étrange au skate insolite


     Gérard Gademann, un skater luttant contre la neige à Leysin - Référence: Skate01


"Ça donne bien, mais c'est un montage"! Telle est généralement la première réaction des gens à qui je soumets ma série de photos de skate sur fond orangé.

Et bien non, pas de photoshop intensif derrière ce carré orange, mais un petit bricolage, somme toute très simple, dont voici le mode d'emploi.


1: Prenez du tissu et quelques lattes de bois:

Petite précision: votre textile se doit d'avoir une taille relativement importante, ne serait-ce que pour le confort de votre chat!

2: Joignez ensuite bois et drap au moyen de quelques clous et visses, ajoutez y deux échalas...

... pour obtenir une toile carrée:


Le mystérieux carré teinté voit subitement son charisme amoindri! Quoi qu'il en soit, j'en devine encore à ce niveau qui doutent de l'authenticité du contraste du skater sur son fond coloré. Certes, la partie bricolage est terminée, mais il reste un brin de travail de terrain.


"Un brin de" n'est pas forcément l'expression la plus appropriée. Entre le transport du matériel et l'aménagement de plateformes dans des lieux pour la plupart impropres au skate, le boulot est physique! Quoi de plus simple dès lors que d'opter pour un terrain enneigé:

Mais bref, ne nous apitoyons pas sur le sort des porteurs, revenons en à l'essentiel, à l'explication du skater apparaissant en ombre chinoise:

Un flash déporté (merci aux Skyports Elinchrom d'avoir résisté à l'humidité et au froid!) à l'arrière de la scène permet cet effet visuel.


J'espère que les derniers dubitatifs seront ainsi convaincus de la véracité des clichés. S'il me reste encore quelques images à réaliser pour terminer ce projet, mon but est ensuite de créer une mosaïque multicolore de ces carrés, liée à plusieurs flashs, qui me permettra de photographier des actions plus imposantes. Des sauts à ski ou autre sport pourraient être figés. A voir la saison prochaine, la logistique sera plus imposante!


PS: merci aux skaters Karim Stalder et Gérard Gademann d'avoir cru directement en cette idée farfelue et à Mélanie Moret pour l'aide pratique.

Friday 5 February 2010

Le coucher de soleil version ski

Un ciel s'embrase. Que c'est beau: des couleurs chatoyantes, une atmosphère aussi déchirée que calme. Pour peu que l'on se trouve à ce moment au bord de la mer en prenant la peine d'appuyer sur le déclencheur, on obtiendra la plus "incroyable" photo de nature qui soit.

Aux yeux de la majorité, une image de coucher de soleil représente la photo la mieux réussie, la plus éblouissante. Mais, finalement, le coucher de soleil aux Caraïbes n'est-il pas exactement le même qu'en Argentine ou en Toscane? Quoi de plus banal et répétitif que ce sempiternel tombé de jour?

    François Ruchti saute une barre aux Diablerets, février 2010 - Référence: Bar01 - Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand.

Dans le domaine du ski freeride, la photo correspondant au déclin solaire pourrait être celle du saut de barre. L'image n'a aucun besoin d'être esthétique (un cadrage régulièrement identique), elle impressionne simplement par la performance du skieur. Il est pour le moins surprenant qu'elle vienne à être jugée belle en fonction de ce "simple" critère. J'ai posté l'illustration ci-dessus sur quelques forums de photos et de ski en tant que photo souvenir (j'ai de moins en moins l'occasion de skier en compagnie de mon ami skieur François Ruchti, d'où une immortalisation bien trop massive de nos sorties): quelle ne fut pas ma surprise face au succès qu'elle a rencontré! Que de commentaires positifs, alors que, pour d'autres images à mon avis bien plus créatives, les participants des divers forums demeurent muets.

Mes critères d'esthétique sont-ils à ce point singuliers? Devrais-je me (re)mettre à combiner coucher de soleil et ski pour obtenir des clichés de skieurs glissant sur une neige orangée? Ou serait-ce plutôt l'expression d'une frustration au constalt que l'action l'emporte sur le cadrage et la composition photographiques?!

Friday 25 December 2009

A flou dans le train

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     Apparition. Train Intercity 1060, entre Berne et Bâle, décembre 2009 - Référence: Train01


Une nuit trop courte, 6h du matin et 200km/h. Vu les circonstances et face à l'obscurité ambiante, mon œil ne rêve que de rejoindre Morphée. A l'extérieur du train, les paysages défilent anonymement.

Vers 7h30, le voile nocturne se lève pour laisser transparaître un infime tapis de poudre sur le plateau Suisse. Autant par la vitesse que par ma fatigue, tout demeure voilé et flou; mais incroyablement calme et apaisant. Ni une ni deux, l'objectif est sorti et tente de fixer quelques dixièmes de seconde au hasard du parcours.

Ne me demandez pas ce qu'il y a sur telle ou telle photo: je ne saurai pas vous le dire. Routes, prés, barrières, arbres et neige viennent se mêler pour composer ce qui ressemble finalement plus à des peintures qu'à des photographies!


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Tuesday 3 November 2009

Henri Dès au milieu d'une cacophonie ou le retour de superhéros

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     Henri Dès, Les Docks, Lausanne, octobre 2009 - Référence: Henri01


Souvenirs. Nostalgie même. Je ne pensais vraiment pas retrouver cet état d'âme au moment d'entrer aux Docks vendredi dernier. Initialement, je venais uniquement couvrir le concert d'Explosion de Caca. Mais voilà, peu avant l'entrée en scène du groupe phare de la soirée, surgit de nulle part l'un de mes premiers héros: Henri Dès.

Une chanson. C'est le temps offert au public par le chanteur pour replonger dans une tendre époque. Vu l'hystérie déclenchée par ce bref passage, il est évident que les "grandes personnes" n'ont pas entièrement verrouillé la porte de leur enfance. Tant mieux! La voix, le regard, le sourire... rien n'a changé. A peine les spectateurs remarquent-ils quelques rides supplémentaires. M. Dès semble ravi de l'accueil. J'espère que ses yeux malicieux sur la photo précédente sauront vous offrir un retour vers le passé!

En guise de présent, voici quelques images d'Explosion de Caca (l'un des membres étant le fils d'Henri Dès, sa présence s'explique!). Il s'agit majoritairement de photos "gros plans", vu que mon objectif travaillait dans l'optique du journal 20Minutes.

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Friday 23 October 2009

Jérémie Kisling, première pub pour le 20 Minutes

Passage du Bleu à un autre bleu... un changement d'employeur principal qui amènera plus de prises de vues!
La première commande réalisée pour 20 Minutes consistait à tirer le portrait de Jérémie Kisling (chanteur) afin de promouvoir un E-talk. Ci-dessous, le résultat et une image tirée du shooting.




Saturday 26 September 2009

La guerre, ce grand jeu.

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     Swiss Raid Commando, septembre 2009:  des militaires grecs en action - Référence: Mil01


Des rambos lâchés par centaines, des super-pumas en rotations constantes, des milliers de soldats pour entourer le tout: le Chablais prend des airs de Vietnam ce week-end. Une guerre helvético-lybienne? Non, un simple décor: bienvenue au "Swiss Raid Commando".


Cette compétition s'adresse principalement à des militaires entraînés qui veulent s'affronter, dans le cadre d'un exercice de type "commando". Par équipe de quatre, les "raiders", suisses et étrangers, s'affrontent deux jours durant lors de trois phases (physique, technique et tactique). Mon objectif s'étant mêlé aux canons des mitraillettes, voici quelques impressions:


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Saturday 5 September 2009

Réchauffement climatique. Et alors?

Ci-dessous, un court-métrage (tourné avec François Ruchti et monté par les soins de ce dernier) avançant une interrogation sur le réchauffement climatique:

(Cliquez sur le lien ci-dessous si aucune image ne s'affiche.)

Réchauffement climatique. Et alors?

Tuesday 21 July 2009

Du hasard de la diffusion d'une photographie

Illustrer la météo fraîche des derniers jours par du snowboard en juillet? Cette proposition lancée à l'agence Keystone en début de week-end leur semble intéressante. Ne reste plus qu'à appuyer sur le déclencheur et envoyer les images.


Facile à première vue, mais, malheureusement, la météo ne se commande pas en montagne. Après une journée léthargique à observer les dernières précipitations samedi, tous les espoirs sont placés sur le soleil dominical. Cependant, rebelotte: les nuages virevoltent constamment avec les hauteurs des Diablerets et empêchent une visibilité suffisante pour s'élancer dans la pente. Attendre, attendre encore, toujours attendre. Tel est notre programme, à Nicolas Vaudroz (snowboarder et modèle émérite) et moi-même.Finalement, l'idée de réaliser des photos dignes de ce nom s'efface peu à peu dans le brouillard.

Mais nous ne sommes tout de même pas montés pour rien. Oublions le soleil, contentons-nous d'une minuscule ouverture et dessinons trois virages. Une coulée plus loin, nous nous retrouvons à la limite des derniers névés, à rire de notre journée et à réaliser quelques images abstraites dans les nuées brumeuses. 900 mètres de dénivelé à pied, ou plutôt en chaussures de ski, demeurent à parcourir. Initialement, notre escapade devait prendre fin avant midi; l'arrivée après 20h est quelque peu tardive.

La carte mémoire de mon appareil photo est quasiment vide. Je m'apprête à appeler Keystone pour leur annoncer que la mission photographique s'est soldée par un cuisant échec. Cependant, entre les rires moqueurs d'amis ("Marcher autant, pour uniquement faire deux virolets dans une neige trempée, faut vraiment être débile!") retrouvés en plaine, une petite voix me suggère de tout de même proposer trois photos à l'agence. Sans trop d'espoir, je m'empresse de le faire. Résultat? La photographie ci-dessous est retenue.


(Réglages: Ouverture: F9 - Vitesse d'obturation: 1/1600sec - ISO: 200 - Focale: 17mm ; Référence: Bepa1)

Elle est classique, manque de dynamisme et était appelée à rester sur un disque dur. Mais voilà, à 21h30, elle est disponible pour la presse helvétique. Une belle notoriété déjà pour ce cliché. Cependant, quelle ne fut pas ma surprise (et ma joie!) de le retrouver chez l'agence EPA (European Pressphoto Agency). Non pas dans le tréfonds d'une banque d'images, mais valorisée dans la "selection of the best sports pictures in different sports categories from all over the world":



Un délire entre amis se retrouve finalement parmi de grands sportifs mondiaux! Ne me reste alors plus qu'à remercier la "petite voix".


PS: à défaut de connaître les sorties papier de cette photographie, Google permet de voir qu'elle a déjà passablement voyagé:

Espagne: Noticias 24 - Yahoo

Grèce: Kathimerini

Suisse: Swissinfo

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