Impressions photographiques

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Friday 5 February 2010

Le coucher de soleil version ski

Un ciel s'embrase. Que c'est beau: des couleurs chatoyantes, une atmosphère aussi déchirée que calme. Pour peu que l'on se trouve à ce moment au bord de la mer en prenant la peine d'appuyer sur le déclencheur, on obtiendra la plus "incroyable" photo de nature qui soit.

Aux yeux de la majorité, une image de coucher de soleil représente la photo la mieux réussie, la plus éblouissante. Mais, finalement, le coucher de soleil aux Caraïbes n'est-il pas exactement le même qu'en Argentine ou en Toscane? Quoi de plus banal et répétitif que ce sempiternel tombé de jour?

    François Ruchti saute une barre aux Diablerets, février 2010 - Référence: Bar01 - Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand.

Dans le domaine du ski freeride, la photo correspondant au déclin solaire pourrait être celle du saut de barre. L'image n'a aucun besoin d'être esthétique (un cadrage régulièrement identique), elle impressionne simplement par la performance du skieur. Il est pour le moins surprenant qu'elle vienne à être jugée belle en fonction de ce "simple" critère. J'ai posté l'illustration ci-dessus sur quelques forums de photos et de ski en tant que photo souvenir (j'ai de moins en moins l'occasion de skier en compagnie de mon ami skieur François Ruchti, d'où une immortalisation bien trop massive de nos sorties): quelle ne fut pas ma surprise face au succès qu'elle a rencontré! Que de commentaires positifs, alors que, pour d'autres images à mon avis bien plus créatives, les participants des divers forums demeurent muets.

Mes critères d'esthétique sont-ils à ce point singuliers? Devrais-je me (re)mettre à combiner coucher de soleil et ski pour obtenir des clichés de skieurs glissant sur une neige orangée? Ou serait-ce plutôt l'expression d'une frustration au constalt que l'action l'emporte sur le cadrage et la composition photographiques?!

Friday 25 December 2009

A flou dans le train

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     Apparition. Train Intercity 1060, entre Berne et Bâle, décembre 2009 - Référence: Train01


Une nuit trop courte, 6h du matin et 200km/h. Vu les circonstances et face à l'obscurité ambiante, mon œil ne rêve que de rejoindre Morphée. A l'extérieur du train, les paysages défilent anonymement.

Vers 7h30, le voile nocturne se lève pour laisser transparaître un infime tapis de poudre sur le plateau Suisse. Autant par la vitesse que par ma fatigue, tout demeure voilé et flou; mais incroyablement calme et apaisant. Ni une ni deux, l'objectif est sorti et tente de fixer quelques dixièmes de seconde au hasard du parcours.

Ne me demandez pas ce qu'il y a sur telle ou telle photo: je ne saurai pas vous le dire. Routes, prés, barrières, arbres et neige viennent se mêler pour composer ce qui ressemble finalement plus à des peintures qu'à des photographies!


     Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand format.


Tuesday 3 November 2009

Henri Dès au milieu d'une cacophonie ou le retour de superhéros

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     Henri Dès, Les Docks, Lausanne, octobre 2009 - Référence: Henri01


Souvenirs. Nostalgie même. Je ne pensais vraiment pas retrouver cet état d'âme au moment d'entrer aux Docks vendredi dernier. Initialement, je venais uniquement couvrir le concert d'Explosion de Caca. Mais voilà, peu avant l'entrée en scène du groupe phare de la soirée, surgit de nulle part l'un de mes premiers héros: Henri Dès.

Une chanson. C'est le temps offert au public par le chanteur pour replonger dans une tendre époque. Vu l'hystérie déclenchée par ce bref passage, il est évident que les "grandes personnes" n'ont pas entièrement verrouillé la porte de leur enfance. Tant mieux! La voix, le regard, le sourire... rien n'a changé. A peine les spectateurs remarquent-ils quelques rides supplémentaires. M. Dès semble ravi de l'accueil. J'espère que ses yeux malicieux sur la photo précédente sauront vous offrir un retour vers le passé!

En guise de présent, voici quelques images d'Explosion de Caca (l'un des membres étant le fils d'Henri Dès, sa présence s'explique!). Il s'agit majoritairement de photos "gros plans", vu que mon objectif travaillait dans l'optique du journal 20Minutes.

     Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand format.


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Friday 23 October 2009

Jérémie Kisling, première pub pour le 20 Minutes

Passage du Bleu à un autre bleu... un changement d'employeur principal qui amènera plus de prises de vues!
La première commande réalisée pour 20 Minutes consistait à tirer le portrait de Jérémie Kisling (chanteur) afin de promouvoir un E-talk. Ci-dessous, le résultat et une image tirée du shooting.




Saturday 26 September 2009

La guerre, ce grand jeu.

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     Swiss Raid Commando, septembre 2009:  des militaires grecs en action - Référence: Mil01


Des rambos lâchés par centaines, des super-pumas en rotations constantes, des milliers de soldats pour entourer le tout: le Chablais prend des airs de Vietnam ce week-end. Une guerre helvético-lybienne? Non, un simple décor: bienvenue au "Swiss Raid Commando".


Cette compétition s'adresse principalement à des militaires entraînés qui veulent s'affronter, dans le cadre d'un exercice de type "commando". Par équipe de quatre, les "raiders", suisses et étrangers, s'affrontent deux jours durant lors de trois phases (physique, technique et tactique). Mon objectif s'étant mêlé aux canons des mitraillettes, voici quelques impressions:


     Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand format.

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Saturday 5 September 2009

Réchauffement climatique. Et alors?

Ci-dessous, un court-métrage (tourné avec François Ruchti et monté par les soins de ce dernier) avançant une interrogation sur le réchauffement climatique:

(Cliquez sur le lien ci-dessous si aucune image ne s'affiche.)

Réchauffement climatique. Et alors?

Tuesday 21 July 2009

Du hasard de la diffusion d'une photographie

Illustrer la météo fraîche des derniers jours par du snowboard en juillet? Cette proposition lancée à l'agence Keystone en début de week-end leur semble intéressante. Ne reste plus qu'à appuyer sur le déclencheur et envoyer les images.


Facile à première vue, mais, malheureusement, la météo ne se commande pas en montagne. Après une journée léthargique à observer les dernières précipitations samedi, tous les espoirs sont placés sur le soleil dominical. Cependant, rebelotte: les nuages virevoltent constamment avec les hauteurs des Diablerets et empêchent une visibilité suffisante pour s'élancer dans la pente. Attendre, attendre encore, toujours attendre. Tel est notre programme, à Nicolas Vaudroz (snowboarder et modèle émérite) et moi-même.Finalement, l'idée de réaliser des photos dignes de ce nom s'efface peu à peu dans le brouillard.

Mais nous ne sommes tout de même pas montés pour rien. Oublions le soleil, contentons-nous d'une minuscule ouverture et dessinons trois virages. Une coulée plus loin, nous nous retrouvons à la limite des derniers névés, à rire de notre journée et à réaliser quelques images abstraites dans les nuées brumeuses. 900 mètres de dénivelé à pied, ou plutôt en chaussures de ski, demeurent à parcourir. Initialement, notre escapade devait prendre fin avant midi; l'arrivée après 20h est quelque peu tardive.

La carte mémoire de mon appareil photo est quasiment vide. Je m'apprête à appeler Keystone pour leur annoncer que la mission photographique s'est soldée par un cuisant échec. Cependant, entre les rires moqueurs d'amis ("Marcher autant, pour uniquement faire deux virolets dans une neige trempée, faut vraiment être débile!") retrouvés en plaine, une petite voix me suggère de tout de même proposer trois photos à l'agence. Sans trop d'espoir, je m'empresse de le faire. Résultat? La photographie ci-dessous est retenue.


(Réglages: Ouverture: F9 - Vitesse d'obturation: 1/1600sec - ISO: 200 - Focale: 17mm ; Référence: Bepa1)

Elle est classique, manque de dynamisme et était appelée à rester sur un disque dur. Mais voilà, à 21h30, elle est disponible pour la presse helvétique. Une belle notoriété déjà pour ce cliché. Cependant, quelle ne fut pas ma surprise (et ma joie!) de le retrouver chez l'agence EPA (European Pressphoto Agency). Non pas dans le tréfonds d'une banque d'images, mais valorisée dans la "selection of the best sports pictures in different sports categories from all over the world":



Un délire entre amis se retrouve finalement parmi de grands sportifs mondiaux! Ne me reste alors plus qu'à remercier la "petite voix".


PS: à défaut de connaître les sorties papier de cette photographie, Google permet de voir qu'elle a déjà passablement voyagé:

Espagne: Noticias 24 - Yahoo

Grèce: Kathimerini

Suisse: Swissinfo

Monday 20 July 2009

Et si le réchauffement climatique poussait à la poudreuse d’été ?

Alors que des chutes de neige sont venues reblanchir les sommets ce week-end, voici un article écrit pour le magazine 7sky l'été dernier. Cliquez sur les vignettes des images à la fin du billet pour les voir en plus grand.

Hiver 2006-2007 : qui ne se souvient pas des bandes de neige canonnée au milieu des pâturages ? Terrible constat d’impuissance et d’échec de la technologie humaine lorsque ces dernières s’effacent sous les assauts répétés du foehn. Le réchauffement climatique ne peut plus être nié. Les conditions hivernales rapportées par nos grands-parents ne se reproduiront vraisemblablement plus suite à leur, mais encore plus à notre bêtise. Moins de poudre en hiver… que faire ? La chercher en été, tout simplement !



     Nicolas Vaudroz, les Diablerets - Glacier 3000, été 2008 - Référence: Bsum01

« La limite moyenne des chutes de neige remonte d’environ 100 m par décennie depuis les années 70 ». Martine Rebetez, scientifique de renom au WSL (Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage) et professeur à l’Université de Neuchâtel le constate tout aussi scientifiquement que tristement dans ses études. Il faut savoir que le réchauffement climatique est deux fois plus marqué dans les Alpes du Nord que dans le reste du Monde. Au rythme où Celsius s’élève actuellement, il se pourrait que la température moyenne augmente de 8° dans nos montagnes d’ici 2100. Un mois comme avril 2007 (excédent thermique de 5 à 7.5° degré selon Meteosuisse) deviendrait alors la norme. Les conséquences sont évidentes pour tous les adeptes des joies nivéales ; une durée d’enneigement faible, une poudreuse rare et une limite pluie-neige élevée provoqueraient à coup sûr des signes dépressifs certains chez les glisseurs.

Alors ranger skis et snowboards au musée ? Changer de sport ? Abdiquer ? Trouver le plus haut pont et sauter ? Non, l’espoir fait vivre!

Selon René Reber, le plus ancien (ancestral même peut-être : celui-ci a déjà lu sa propre mort une fois dans la presse des années 30 suite à un accident) professeur de ski des Diablerets, il n’y a qu’un mois par année où la neige ne tombe pas à 1900m. Même si de nos jours, un brin d’optimisme réside derrière cette affirmation, celui qui veut esquisser quelques courbes en plein été, loin des glaciers peuplés et pollués de skieurs gangsters sur barres de fer, trouve toujours un moyen de parvenir à ses fins.

Il faut guetter les modèles météo, scruter le moindre flux de Nord-Ouest susceptible de blanchir les sommets, repérer les zones où des névés officieront comme couche de fond, arranger son planning pour le matin où le ciel se déchargera et surtout se nourrir d’illusions, espérer et profiter de la moindre occasion ! Suite à des observations aussi personnelles que subjectives sur les trois dernières années (rien, mais alors rien de scientifique à cela !), la neige fait son apparition de manière skiable en dessous de 2500m une fois par mois entre juin et septembre.

Pour les lecteurs tentés par l’expérience de la poudre estivale, voici quelques avertissements, constats et mises en bouche. Quand le matin du jour J, vous sortirez de chez vous, lourdement chargé d’une épaisse veste et du matériel de ski, un décalage face à l’univers extérieur se fera peut-être ressentir. Vous avancerez au travers d’un monde étrange, voir hostile, des arbres verdoyant de manière insolente à la grand-mère interrogative promenant son chien au petit matin. N’ayez pas peur de vivre des remarques à mi-voix du genre : « T’as vu ? Il doit lui manquer une case au pauvre type. » Qu’importe, tant qu’il y a la passion des flocons !

Une fois les premières neiges atteintes (idéalement avant 8h, histoire que le rayonnement ne les transforme pas trop), sachez que vous allez transpirer et suinter le gras accumulé durant l’hiver par les moindres pores. Crapahuter dans la neige en plein été demande logiquement un effort bien plus important qu’au mois de février.

Suite à ces deux éléments que certains considéreront comme négatifs (tentez de les voir comme drôles), le positif absolu. Vous vous retrouverez dans une montagne vierge. Une nature aux contrastes saisissants : l’écart substantiel, et inhabituel pour le skieur hivernal, entre la candeur de votre entourage direct et les prairies vertes en aval est d’une beauté surprenante. Seuls éléments humains proches, vos empreintes de montée. En dehors, pas de trace : en été, pas besoin de lutter pour dessiner la première, l’espace vous est entièrement dédié. Il ne reste alors plus qu’à se laisser glisser, chérir l’instant des premières courbes dans de la poudre légère jusqu’aux dernières, plus hésitantes lorsque roches et herbes recommencent à parsemer l’élément préféré.

Après la descente, que reste-t-il ? L’envie de recommencer bien sûr, mais aussi la jouissance de rentrer au bureau l’après-midi, le visage brûlé par le soleil et un large sourire aussi satisfait que rêveur aux lèvres.

Sébastien Anex



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Wednesday 24 June 2009

"Clope", la marmotte

Combien d'heures ai-je arpenté, sans succès fracassant, les pierriers des hauteurs dans l'espoir de photographier des marmottes?

Finalement, mon "rêve" a pu devenir réalité hier, près du Glacier du Rhône, légèrement en dessous du col de la Furka (Suisse centrale). Au delà des multiples peluches trônant dans la boutique de souvenirs, de nombreuses bêtes, véritables, en chaire et en poils, se dressaient à quelques mètres du parking. Je le concède, je n'aurai pas l'exclusivité du cliché bestial du jour, tant les objectifs, aussi bien japonais qu'européens , étaient à l'affût. Mais, trêve de bavardages, la voici enfin, la belle "Clope", accompagnée de sa cousine.

(Réglages: Ouverture: F11 - Vitesse d'obturation: 1/250sec - ISO: 640 - Focale: 112mm ; Traitement: traitement croisé, désaturation et ajout de flou; Référence Mar01)

Autant la confiance des animaux apporte vraisemblablement de l'exotisme aux citadins, autant l'on contemple la rencontre d'assistés dans cette ville à la montagne. Bien ou mal? A voir.

Wednesday 17 June 2009

Trouver et perdre des têtes à Dublin

Un lieu, une personne ou une personne, un lieu. Cela donne déjà pas mal d'associations possibles. Considérant de surcroît que nous nous trouvons dans une ville de plus de 500'000 habitants, les combinaisons en deviennent infinies.

     People in Dublin, october 2008 - Référence: Dubpeo07

Dublin, octobre 2008: je termine un séjour irlandais par une après-midi de vagabondage dans les rues de la capitale. Après avoir photographié quelques tags, mon oeil est attiré par une multitude de décors citadins graphiques. Comment les rendre vivants, originaux? En y ajoutant un ou des humains. Hop, départ à la rencontre d'irlandais inconnus!

La consigne est simple: aborder le premier venu, lui demander de poser quelques secondes à un endroit déterminé et laisser une liberté totale d'attitude au sujet photographié. A ma grande surprise, la plupart des personnes accostées se prêtent au jeu. Peut-être que mon "frensh accent" est rassurant!

Mais pourquoi cette démarche (au-delà du fait de ne pas passer l'entier de ma balade à photographier des graffitis!)? Il me semble intéressant d'imaginer, du moment de la prise de vue au visionnage du cliché, qui sont ces individus. Quelles sont leurs aspirations? Leurs actions? Jouent-ils un rôle devant l'objectif? Leurs apparences sont-elles révélatrices de leurs vies? ..? Autant de questions auxquelles je n'aurai très certainement jamais réponse. Ceci me passionne dans ce type de photographies. Elles suggèrent, mais ne disent rien dans une absolue relativité. La réalité?! Non, même pas une, mais plusieurs!

Les six images préférées se trouvent sur mon site, mais vu que les goûts et les couleurs sont d'une relativité aussi radicale que la photo, voici encore huit clichés complétant la série (cliquez sur les vignettes pour les afficher en plus grand format).

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Encavée

Au moment d'actualiser les photos sur mon site, je ne voulais pas "perdre" totalement du web une prise de vue. En juin 2007, Clémence, jeune femme téméraire, avait bien daigné poser dans une atmosphère peu agréable au déshabillement, au sein d'une cave. Frais et humide, mais un décor esthétique à souhait. Aussi bien l'attitude de la modèle que l'ambiance étrange me semblent justifier ce post.

(Réglages: Ouverture: F3.5 - Vitesse d'obturation: 1/4sec - ISO: 800 - Focale: 15mm ; Référence: Clem01)

Monday 15 June 2009

Japanese journey

Retour en images sur un voyage au Japon; un diaporama du rush tokyoïte à la quiétude poudreuse.
(Cliquez sur le lien ci-dessous si aucune image ne s'affiche.)

Japanese journey

Sunday 7 June 2009

Fête cantonale vaudoise de Lutte Suisse

La Lutte Suisse... un nom déjà barbare et étranger à beaucoup. Mais, que dire de ce sport doucereusement appelé "Lutte à la culotte"? Une bagarre intersidérale de bébés mutants? Non, il s'agit tout simplement d'une séculaire tradition helvète. Au centre d'un cercle de sciure, deux lutteurs enveloppés de culottes en jute s'affrontent. Le but est de, sans lâcher le vénérable slibard de son adversaire, le mettre à terre.
Lors des fêtes fédérales de lutte (tous les trois ans), une foule immense est drainée pour voir s'affronter les colosses nationaux. Ceci n'empêche pas les réunions plus locales de rencontrer également un vif succès populaire. Ce fut le cas lors de la 86ième édition de la fête cantonale vaudoise, ce dimanche 7 juin à Aigle. Voici un mini reportage photo (seules 30 minutes ont pu être accordées à cette manifestation), entre les copeaux et la sueur.






















Monday 23 March 2009

Shoot’em Contest à Villars: retard et victoire!

Inscrite en dernière minute à ce concours mêlant glisse et photographie, notre équipe a mis un peu de temps pour se retrouver au complet le samedi 14 mars. Entre Jérémie qui manque son train, Amanda qui débarque avec son habituelle heure de décalage ainsi que Mélanie et moi-même qui avons de la peine à sortir du lit, nous débarquons finalement avec un "léger" retard aux inscriptions, mais dans la bonne humeur.

Le mot d'ordre de la journée est "concept"! Ne désirant pas produire des images banales de rider sur fond de ciel bleu, nous optons pour une mise en scène consistant à mettre au premier plan une photographie d'une célébrité (en l'occurrence, les belles Marilyn Monroe et Brigitte Bardot, et, le Maître du monde, Vladimir Poutine!). Une fois "trouée" et habilement maintenue au premier plan par Mélanie et Amanda, Jérémie n'a plus qu'à aller s'amuser dans l'arrière plan en espérant que mon index ne tremble pas au moment de son bref passage dans l'ouverture. Vous ne comprenez pas exactement de quoi il ressort? Place aux images présentées.

Catégorie "Snowpark":

Catégorie "Backcountry":

Catégorie "Lifestyle":

Si certaines personnes du public, croyant à de vils montages, ont été quelque peu surprises, les résultats finaux (jury et public) ont permis à notre série d'images de l'emporter! Nous tenterons de revenir avec un concept frais l'année prochaine pour participer à cette joyeuse compétition (au passage, un grand merci à l'ISBC pour l'organisation de la journée.)

Ci-dessous, le communiqué de presse officiel:

Shoot’em Contest / Villars / 14.03.09 : « How to be a complete freestyler »

C'est par une météo printanière que plus de 70 riders sont venu participer à un des concours les plus original de la saison: Le Shoot'em (traduisez, prenez-les en photo!).

Organisé par l'ISBC le club de ski et snowboard qui officie depuis plus de 16 ans dans la station de Villars, ce concours, vieux de 2 ans, fait partie de la tournée freestyle Swiss-R-Project. Il offrait ainsi l’ultime possibilité aux riders du tour, de marquer les points nécessaires permettant de se qualifier pour la grande finale du Caprices Festival.

Par équipe de deux (un rider et un photographe) les concurrents avaient une journée pour rendre trois clichés selon trois thèmes distincts: snow-park, backcountry, et lifestyle (mise en scène libre). Trois techniques, trois lieux, et trois idées ! Une course contre la montre donc et de l'imagination pour rendre les images dans le délai imparti (18 heures).
Un jury, composé de photographes, d'éditeurs de magazine freestyle, et d'un juge swiss-rproject a opéré une sélection des meilleures photos présentées. Après une projection animée, sur un écran géant, le public a pu lui aussi voter par sms pour ces
clichés favoris!

Une journée qui a su démontrer que les riders savent user de leur talent en tout temps, surtout quand il s’agit de s’exprimer d’une manière différente des concours standardisés habituels.
L'heure est maintenant aux calculs des points pour annoncer les 12 skieurs, et 12 snowboardeur, invités à la grande finale
sRp du 18 Avril! à Crans-Montana.

Classement photo ski
1.Jérémy Pittier (Séb Anex)
2. Romain Magnin (Christophe Voisin)
3.Jolan Chappaz (Meghan Turrian)


Classement photo snowboard
1.Fabien Baudin (Sophie Brasey)
2.Maxime Jaccoud (Michael Cordey)
3.Florian Webber (JP Rodriguez)

Cliquez ici pour voir l'ensemble des photos

Publications

Liste des titres dans lesquels mes images sont parues (en rapport avec la page des publications du site) :

Quotidiens:
  • Le Temps
  • Neue Zürcher Zeitung (NZZ)
  • Tages Anzeiger
  • Tribune de Genève
  • Le Matin Bleu
  • Le Matin
  • Blick
  • St.Galler Tagblatt
  • Der Bund
  • 24 Heures
  • 20 Minutes
  • Le Nouvelliste
  • La Liberté
  • L'Express
  • L'Impartial
  • News
Hebdomadaires:
  • Sonntagsblick
  • Le Régional
  • Le Matin Dimanche
  • GuideLoisirs
  • Teletop Matin
Magazines
  • 7Sky
  • L'Alpe
  • Open
  • Fluid
  • The Box
  • Skitime
  • Snowtime
  • Whiteout
  • Surfer Rules
  • 4Skiers
  • Weski
  • Sport Premiere
  • Loisirs.ch
  • Twin
Guides
  • Passeport Gourmand
  • Le Guide des places de jeux
Images promotionnelles pour:
  • Red Bull
  • Nissan
  • Columbia
  • O'neill
  • Glacier 3000
  • Dupraz Snowboards
  • Dynastar
  • Nidecker
  • Hammer
  • Timenav
  • Bariloche

Sunday 1 February 2009

Snowboard freeride par Nico Vaudroz au Glacier 3000


Nettement plus qu'une vidéo de qualité, un bon souvenir de ce début d'année. Voici un run de Nicolas Vaudroz sur sa Dupraz... filmé avec un petit appareil photo compact, couvert de poussières... et sans trépied pour couronner le tout!
(Cliquez sur le lien ci-dessous si aucune image ne s'affiche.)

Snowboard freeride par Nico Vaudroz

Monday 2 June 2008

A contre neige

Une compilation d'images sombres, sur une musique de Minty Style. De la neige et de la glace.


A contre neige via Zapiks

Thursday 28 February 2008

Rayonnante balade au pays sans soleil

30 mètres de neige ? S’agit-il d’un glacier ? Non, tout simplement de la quantité de poudre qu’a reçue la station de Mount Baker sur la saison 98-99. Record mondial sur un domaine skiable évidemment. Le quidam se dit « Oui, mais c’était il y a 10 ans. De nos jours, réchauffement climatique oblige, de telles quantités sont inimaginables ». En dehors du fait que des déductions climatiques ne peuvent porter sur un laps de temps aussi faible, la petite station du far west étasunien continue à s’enfoncer sous des mètres de neige année après année. Retour sur un terrain de jeu que les D1 ont adoré !

Serge Dupraz contacte ses riders, Ludo Strohl, Polo Delerue et Nico Vaudroz : « Un bank slalom mythique et des descentes freeride à volonté, ça vous tente ? ». Une question qui ne nécessite ni précisions, ni réponse. Tout le monde n’a pas les mêmes disponibilités et les retrouvailles à Vancouver sont un brin aléatoires. Cependant, motivée par la même idylle « poudreusorgasmique », l’équipe se retrouve finalement au complet pour passer la frontière.
Après un passage on ne peut plus commode des douanes américaines (le grand sourire de Ludo n’y étant très certainement pas pour rien), changement de décors : à la périphérie urbanisée de Vancouver succèdent des paysages dignes des films far west. On s’imagine aisément que s’éloigner de 10 kilomètres à gauche ou droite de la route sans boussole nous condamnerait à tenter de survivre de mousses et d’eau fraîche, en évitant soigneusement de croiser le chemin d’un ours affamé ! Au contraire de l’Europe centrale, les marques anthropiques sont ici peu présentes, pour ne pas dire totalement absentes. Le franchissement d’une crête ne mène pas à une autre vallée parsemée de chalets, mais à une rivière entourée de vastes forêts composant une nature encore préservée.
Non désireux d’affronter les grizzlis en s’enfonçant dans la jungle forestière (le remake du film « Into the wild » n’est pas encore prévu), les amis de la D1 poursuivent leur route en direction de la station. Après quelques miles, la pluie, tombant sans discontinuer depuis l’arrivée canadienne, se mélange aux flocons. Rapidement les bas côtés de la route se transforment en hauts côtés. Les dernières épingles conduisant à la station ressemblent même à une véritable tranchée. Non, les murs de neige ne proviennent pas d’un passage dans un couloir à avalanche ; la continuité des murailles est parfaite. Le bulletin d’enneigement annonçant plus de 5 mètres de neige au sol en bas de la station n’était donc pas aussi fantaisiste que ceux que les offices du tourisme alpins publient.
La station correspond à son environnement peu aménagé : un unique bâtiment à la base et quelques télésièges s’effaçant rapidement dans la tempête de neige. Un panneau indique que 50cm sont tombés durant les dernières 24 heures et que le snowpark est enterré. Après une discussion avec les locaux, on apprend que la situation est simplement normale. A défaut du soleil, les visages de Ludo, Polo et Nico, déjà enthousiastes avant l’arrivée, rayonnent de sourires resplendissants. Sans attendre, les premières lignes sont tracées. Etonnant pour les européens, aucun bruit suspect sous les planches quel que soit l’endroit où l’on passe : ici, ce ne sont pas les vernes ou les rochers qui sont redoutés, seules doivent être prises en compte pour chaque descente les pointes de sapin ! La poudre vole sur des mètres ; même dans les rêves les plus fous, autant de neige n’avait encore pu être imaginée.
Une brève trêve au pays des merveilles : le « Legendary Banked Slalom », l’une des premières compétitions de snowboard, attend les D1. Depuis plus de 20 ans, les légendes se sont succédées au palmarès de cette course : Shaun Palmer, Terje Haakonsen, ou encore Victoria Jealouse sont tout un chacun repartis avec le rouleau de Duck Tape promis au vainqueur. Un lot ô combien surprenant au premier abord, mais évident après réflexion : au début des années huitante, le duck tape était le meilleur ami du snowboardeur : attacher sa planche, réparer ses habits ou s’improviser des boots à partir de chaussures normales était presque le quotidien de tout monopède !
Des légendes véritables… pourquoi alors ne pas voir une Dupraz au sommet ? Malheureusement, ce n’est pas cette année que la planche sera consacrée. Après une bonne première partie, emportés par la fougue, Polo et Ludo sortent du tracé au dernier virage des qualifications. Faute à la météo capricieuse, la route d’accès à la station est fermée et la deuxième journée qualificative n’a pas lieu. La finale se déroule, sans D1, un jour plus tard et voit (ou plutôt entraperçoit) gagner Temple Cummins au travers d’une nouvelle tempête de neige.
Qu’importe ! Plus de temps peut ainsi être accordé à la découverte du domaine. Pillows énormes, traces recouvertes du jour au lendemain, réceptions de sauts sans heurs… la « normalité » de Mount-Baker est assurément très plaisante. Pour sûr, le rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine, sous des tonnes de neige… comme d’habitude !

PS: photos disponibles sur www.sebanex.com

Wednesday 14 November 2007

Swatch Monsterpark Invitational – 4 gagnants pour une première édition

Gstaad/Diablerets, le 10 novembre 2007. L'hiver est enfin au rendez-vous! Cependant, les conditions météorologiques (tempête de neige et de vent) ont contraint l’organisation à changer de programme au dernier moment. En lieu et place d'une compétition dans le snowpark, une plateforme de rails a été improvisée sur le parking de Glacier 3000, au Col du Pillon, grâce à l’engagement certain de jeunes freestylers.

Dès midi, les meilleurs riders ont pu montrer leur savoir-faire sur les modules. Tout en se battant contre les conditions hivernales, les skieurs, très motivés, ont présenté une belle diversité de figures, passage après passage.

Au lieu d'élire un seul “King of Monsterpark” , les juges ont évalué quatre riders ex-aequo: Phil Casabon (CAN), Henrick Harlaut (SWE), Richard Permin (FRA) et le Suisse Yvan Métrailler de Nendaz/VS.

Malgré la météo, l’organisation est convaincue du concept de l’événement. Rendez-vous est d'ores et déjà pris pour la seconde édition du Swatch Monsterpark Invitational - sous le soleil - les 8 et 9 novembre 2008.

Ci-dessous, deux photos de l'événement (plus à suivre sous www.sebanex.com):

Monster Park invitational Glacier 3000

Monster Park invitational - Les Diablerets

Wednesday 7 November 2007

Eloge du déchet

Tel était le titre de mon projet présenté pour le Grand Prix International de Photographie de Vevey. Il n'a malheureusement pas été retenu parmis les lauréats finaux (vaiqueur: Geert GOIRIS). En voici tout de même les explications, en attendant les images à venir sur www.sebanex.com

Eloge du déchet

Le déchet, rebut de notre société à éradiquer?

Au moment où l’humanité consomme plus que la planète ne produit, le déchet véhicule depuis longtemps une image très négative. Est-ce cependant suffisant pour provoquer un changement de mentalité ? Assurément pas, tant l’on constate la croissance intense et persistante des flux et des masses de détritus. L’ancrage des réflexes et tares du conditionnement consumériste de l’être humain est tel que, dans l’immédiat en tout cas, celui-ci n’est pas prêt à modifier ses comportements et réduire de manière drastique le volume de déchets qu’il génère pour apporter une solution durable à cette problématique à la fois environnementale, sociale et économique.

Pourquoi dès lors ne pas tenter de modifier l’image et la voie du déchet ? A première vue, « le déchet positif » se conçoit mal ! Toutefois, une science novatrice, l’écologie industrielle, se propose d’en définir le concept. Se fondant et calquant sur le fonctionnement des systèmes naturels, elle tente d’optimiser les flux de déchets en bouclant énergétiquement au mieux les cycles de matières entre ressources et déchets : le déchet émanant d’une première activité est utilisé et se voit même valorisé comme ressource dans un processus subséquent. Dans ce simple schéma à deux compartiments, susceptible évidemment d’être développé et étendu, le déchet anoblit son statut en permettant la préservation d’une ressource primaire.

Dans cette perspective, je me propose tout d’abord de filer et fixer par la photographie le destin actuel des déchets de construction en Suisse, peu valorisés en l’état. Grâce à cette première approche sensibilisatrice et aux connaissances scientifiques acquises, un projet de remédiation au gaspillage de la matière pourra être mis à jour soit par le mémoire d’un étudiant, soit directement par le travail de professionnels du domaine, en l’espèce le bureau Ecoservices et des collaborateurs du GEDEC. Je suivrai ensuite le cheminement des écologues des temps modernes, allant de l’entrevue avec les industriels in situ à la mise en place des plans d’optimisation, en mettant en évidence tout à la fois les véritables avancées et progrès, les limites, les échecs et les failles entre idéalisme utopique et réalités. Mon travail tendra enfin à exprimer les modifications de l’image et de la voie du déchet, corollaires des mutations de sa gestion suite aux travaux susmentionnés.

Ce projet ne présentera pas seulement les caractères usuels d’information et de sensibilisation de l’image, souvent absorbée et digérée trop rapidement sans réelle prise de conscience par l’opinion publique. Il cherchera à profiler et construire un projet concret d’une amélioration environnementale au travers d’un photojournalisme que je ne veux pas purement descriptif, vulgarisateur et général, mais plutôt engagé, novateur, créatif, provocateur même et générateur, je l’espère, de changements effectifs.

Sébastien Anex

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