Impressions photographiques

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Histoire d'une photo

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Monday 21 March 2011

Comment photographier du ski freeride en étant blessé?

Avec un studio de luxe, tout simplement!

     La cabine de Glacier 3000, fenêtre grande ouverte pour un shooting aérien.

Actuellement, je ne peux plus suivre les skieurs hors des pistes, avec mes ligaments latéraux du genou déchirés. Lors des chutes de neige fraîche la semaine dernière, rester immobilisé à la maison n'était pas une perspective séduisante!


Fort d'une excellente collaboration avec Glacier 3000, j'ai le privilège de pouvoir profiter du meilleur des studios: la cabine. La fenêtre m'est exceptionnellement ouverte, c'est presque l'hélicoptère, avec l'espace en plus! Le grand luxe, sinon que la "ligne" du skieur est définie par avance et qu'il faut une coordination très précise avec lui. Cela n'est pas réalisable avec n'importe quel profane. Maîtrisant la situation et ses contraintes (ensemble, nous avions déjà bénéficié de la benne des Diablerets pour réaliser la couverture du magazine "Les Alpes" en janvier 2010), Sven Mermod était l'homme de la situation.


Pour conclure, voici ma photo préférée de freeride à ce jour, avec un genou blessé:



                                                                                       


Monday 18 October 2010

Yves Rossy, un fou volant qui n'a pas peur de se brûler les ailes


    Portrait d'Yves Rossy pour le "Matin Dimanche" à Bex, le 06.10.2010.


"Tu vois, lui, il est mort. Et pis lui aussi. En fait, ils sont tous morts." A entendre parler ainsi Yves Rossy (alias Jetman ou Fusionman) au sujet des pionniers des envols libres, on le prend pour un taré. Son système d'ailes qui semble presque construit "façon système D" corrobore cette idée. Personne ne pourra contester que de la folie l'habite. Mais voilà, à force d'abnégation, il a décollé. Certes pas (encore!) comme un oiseau, mais on est loin de la chute libre puisque les loopings font maintenant partie de ses plans aériens. Long vol à lui!

Ci-dessous, quelques portraits de l'homme oiseau, réalisés pour l'hebdomadaire "Le Matin Dimanche".


                                                                                       


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Saturday 18 September 2010

Heidi Happy: "Même pas peur!"


    Heidi Happy, alias Priska Zemp, à la fin du shooting.


"Si je meurs maintenant, pas grave, j'aurai eu une belle vie!" Voici ce que me rétorque d'un large sourire malicieux la chanteuse Heidi Happy lorsque je lui propose de faire des photos au bord d'une route. Pour tous les modèles inconnus, je sonde rapidement l'humeur et la disponibilité du moment avant le shooting. Brusquer une personne et rentrer bredouille lorsque l'on doit tirer son portrait pour un magazine à paraître sous peu pourrait se révéler délicat. Ici, pas le moindre problème: Heidi a du temps et n'hésitera pas à se mouiller (au sens propre comme au figuré).

Mon mandat consistait à réaliser des portraits à Lucerne pour la couverture et l'intérieur de "GuideLoisirs". Premier constat: je ne connais pas la ville et n'ai aucune indication sur le temps à disposition. Préférant officier à l'extérieur, je tente de préparer le terrain en parcourant virtuellement quelques rues avec Google Street View. A défaut d'avoir vraiment repéré cette fois des endroits photogéniques, je me contente d'identifier un parking. Mais qu'importe, expérience faite, je reste convaincu par les services de Google pour effectuer un premier repérage.

Une fois sur place, un rapide tour dans le quartier de Heidi me permet de trouver plusieurs endroits potentiels pour les photos. Au vu du profil de l'artiste, je choisis de porter mon regard sur les "touches de nature" au milieu de l'environnement urbain. Ne reste plus qu'à espérer que cela colle avec ses envies. Le doute est dissipé une fois dans l'appartement de la chanteuse: un vieux vinyle de "Volksmusik" (j'insiste, pas de la pop!) tourne et les murs sont partiellement ornés de trophées de chasse. Heidi est réjouie de poser en extérieur. Pour moi, c'est parfait... jusqu'au moment de ressortir de l'immeuble: là, le ciel qui était précédemment uniformément couvert a décidé de se parer de multiples petites "culottes de marin" (soit des trouées de bleu). C'est la météo que je redoute le plus pour des portraits: la luminosité est instable à souhait. Mais je ne vais pas me plaindre, au moins il ne pleut pas! Avant de laisser la place aux images, sachez que vous pourrez écouter Heidy Happy demain (19.09.2010) dans le cadre du Festival Label Suisse à Lausanne.


                                                                                       

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Friday 7 May 2010

Du bricolage étrange au skate insolite


     Gérard Gademann, un skater luttant contre la neige à Leysin - Référence: Skate01


"Ça donne bien, mais c'est un montage"! Telle est généralement la première réaction des gens à qui je soumets ma série de photos de skate sur fond orangé.

Et bien non, pas de photoshop intensif derrière ce carré orange, mais un petit bricolage, somme toute très simple, dont voici le mode d'emploi.


1: Prenez du tissu et quelques lattes de bois:

Petite précision: votre textile se doit d'avoir une taille relativement importante, ne serait-ce que pour le confort de votre chat!

2: Joignez ensuite bois et drap au moyen de quelques clous et visses, ajoutez y deux échalas...

... pour obtenir une toile carrée:


Le mystérieux carré teinté voit subitement son charisme amoindri! Quoi qu'il en soit, j'en devine encore à ce niveau qui doutent de l'authenticité du contraste du skater sur son fond coloré. Certes, la partie bricolage est terminée, mais il reste un brin de travail de terrain.


"Un brin de" n'est pas forcément l'expression la plus appropriée. Entre le transport du matériel et l'aménagement de plateformes dans des lieux pour la plupart impropres au skate, le boulot est physique! Quoi de plus simple dès lors que d'opter pour un terrain enneigé:

Mais bref, ne nous apitoyons pas sur le sort des porteurs, revenons en à l'essentiel, à l'explication du skater apparaissant en ombre chinoise:

Un flash déporté (merci aux Skyports Elinchrom d'avoir résisté à l'humidité et au froid!) à l'arrière de la scène permet cet effet visuel.


J'espère que les derniers dubitatifs seront ainsi convaincus de la véracité des clichés. S'il me reste encore quelques images à réaliser pour terminer ce projet, mon but est ensuite de créer une mosaïque multicolore de ces carrés, liée à plusieurs flashs, qui me permettra de photographier des actions plus imposantes. Des sauts à ski ou autre sport pourraient être figés. A voir la saison prochaine, la logistique sera plus imposante!


PS: merci aux skaters Karim Stalder et Gérard Gademann d'avoir cru directement en cette idée farfelue et à Mélanie Moret pour l'aide pratique.

Tuesday 21 July 2009

Du hasard de la diffusion d'une photographie

Illustrer la météo fraîche des derniers jours par du snowboard en juillet? Cette proposition lancée à l'agence Keystone en début de week-end leur semble intéressante. Ne reste plus qu'à appuyer sur le déclencheur et envoyer les images.


Facile à première vue, mais, malheureusement, la météo ne se commande pas en montagne. Après une journée léthargique à observer les dernières précipitations samedi, tous les espoirs sont placés sur le soleil dominical. Cependant, rebelotte: les nuages virevoltent constamment avec les hauteurs des Diablerets et empêchent une visibilité suffisante pour s'élancer dans la pente. Attendre, attendre encore, toujours attendre. Tel est notre programme, à Nicolas Vaudroz (snowboarder et modèle émérite) et moi-même.Finalement, l'idée de réaliser des photos dignes de ce nom s'efface peu à peu dans le brouillard.

Mais nous ne sommes tout de même pas montés pour rien. Oublions le soleil, contentons-nous d'une minuscule ouverture et dessinons trois virages. Une coulée plus loin, nous nous retrouvons à la limite des derniers névés, à rire de notre journée et à réaliser quelques images abstraites dans les nuées brumeuses. 900 mètres de dénivelé à pied, ou plutôt en chaussures de ski, demeurent à parcourir. Initialement, notre escapade devait prendre fin avant midi; l'arrivée après 20h est quelque peu tardive.

La carte mémoire de mon appareil photo est quasiment vide. Je m'apprête à appeler Keystone pour leur annoncer que la mission photographique s'est soldée par un cuisant échec. Cependant, entre les rires moqueurs d'amis ("Marcher autant, pour uniquement faire deux virolets dans une neige trempée, faut vraiment être débile!") retrouvés en plaine, une petite voix me suggère de tout de même proposer trois photos à l'agence. Sans trop d'espoir, je m'empresse de le faire. Résultat? La photographie ci-dessous est retenue.


(Réglages: Ouverture: F9 - Vitesse d'obturation: 1/1600sec - ISO: 200 - Focale: 17mm ; Référence: Bepa1)

Elle est classique, manque de dynamisme et était appelée à rester sur un disque dur. Mais voilà, à 21h30, elle est disponible pour la presse helvétique. Une belle notoriété déjà pour ce cliché. Cependant, quelle ne fut pas ma surprise (et ma joie!) de le retrouver chez l'agence EPA (European Pressphoto Agency). Non pas dans le tréfonds d'une banque d'images, mais valorisée dans la "selection of the best sports pictures in different sports categories from all over the world":



Un délire entre amis se retrouve finalement parmi de grands sportifs mondiaux! Ne me reste alors plus qu'à remercier la "petite voix".


PS: à défaut de connaître les sorties papier de cette photographie, Google permet de voir qu'elle a déjà passablement voyagé:

Espagne: Noticias 24 - Yahoo

Grèce: Kathimerini

Suisse: Swissinfo

Wednesday 24 June 2009

"Clope", la marmotte

Combien d'heures ai-je arpenté, sans succès fracassant, les pierriers des hauteurs dans l'espoir de photographier des marmottes?

Finalement, mon "rêve" a pu devenir réalité hier, près du Glacier du Rhône, légèrement en dessous du col de la Furka (Suisse centrale). Au delà des multiples peluches trônant dans la boutique de souvenirs, de nombreuses bêtes, véritables, en chaire et en poils, se dressaient à quelques mètres du parking. Je le concède, je n'aurai pas l'exclusivité du cliché bestial du jour, tant les objectifs, aussi bien japonais qu'européens , étaient à l'affût. Mais, trêve de bavardages, la voici enfin, la belle "Clope", accompagnée de sa cousine.

(Réglages: Ouverture: F11 - Vitesse d'obturation: 1/250sec - ISO: 640 - Focale: 112mm ; Traitement: traitement croisé, désaturation et ajout de flou; Référence Mar01)

Autant la confiance des animaux apporte vraisemblablement de l'exotisme aux citadins, autant l'on contemple la rencontre d'assistés dans cette ville à la montagne. Bien ou mal? A voir.

Wednesday 17 June 2009

Encavée

Au moment d'actualiser les photos sur mon site, je ne voulais pas "perdre" totalement du web une prise de vue. En juin 2007, Clémence, jeune femme téméraire, avait bien daigné poser dans une atmosphère peu agréable au déshabillement, au sein d'une cave. Frais et humide, mais un décor esthétique à souhait. Aussi bien l'attitude de la modèle que l'ambiance étrange me semblent justifier ce post.

(Réglages: Ouverture: F3.5 - Vitesse d'obturation: 1/4sec - ISO: 800 - Focale: 15mm ; Référence: Clem01)